lundi 2 mai 2011

Séance du jeudi 28 avril 2011 :

C'est l'histoire d'un japonais qui est rattappé par la vague du tsunami parcequ'il s'est arrêté au feu rouge.
Opposition entre les conditionnements qui nous étouffent et le mouvement de la vie qui s'oppose à ces conditionnements.

Exercices : étendu sur le dos, sentir son poul près du poignet. Puis sentir son coeur battre de façon cénesthésique. Essayer se sentir à la fois le rythme de la respiration et celui des battements du coeur. 

vendredi 22 avril 2011

L'essentiel dans l'exercice du corps est toujours l'intuition du corps intérieur.
Il s'agit de développer un organe spécifique de perception sénesthésique (sensation que nous avons de notre être, qui résulte des sensations internes, indépendamment du concours des sens)
L'homme et sa double origine (KFD)

Exercice : à deux avec deux bâtons appuyés contre chaque paume de la main, trouver la bonne pression pour pouvoir bouger.

vendredi 8 avril 2011

Centration dans le Hara

Le hara est le réservoir de nos forces naturelles (J. Castermane)
Si vous êtes fatigué, c'est que vous n'êtes pas centré dans le hara (KG Durckheim)
Si l'on s'appuie sur les forces de l'ego, on se fatigue plus facilement.
Le hara n'est pas un lieu du corps, c'est un geste de la personne entière qui se met à l'écoute des forces naturelles, et non à l'écoute de nos espoirs, de nos remords, de nos peurs.
Exemple de force naturelle : celle qui anime l'inspir et l'expir.

Il y a un parfum de dangerosité dans le zen.
Il ne s'agit pas de se couper de la vie.

Exercice : à deux, avec un baton, l'un a le baton sur le point à trois doigts sous le nombril, et l'autre exerce une pression juste. Sentir la force. Puis faire en marchant.

vendredi 1 avril 2011

S'exercer en profondeur

Session du 31/03/2011

Un extrait du dernier livre de Jacques Castermane : il vaut mieux un seul exercice, mais fait en profondeur, que beaucoup d'exercices. Avec un exercice pratiqué en profondeur, de nombreux secteurs de la vie sont  fécondés par cette profondeur.

Exercice : assise en silence et poser une main sur la partie du ventre qui bouge le plus lors de la respiration, puis sur les cotés, puis sur les reins, puis sur le haut de la poitrine... Puis utilisation des deux mains, sur la même partie ou sur des parties différentes... Sentir les différences... Laisser aller ses mains où elles ont envie d'aller... Pour moi, l'endroit que j'aimais le plus était de mettre les doigts sur le plexus solaire.

vendredi 25 mars 2011

Le geste juste

Séance du 24 mars 2011

A travers le geste, l'homme se réalise ou se manque.
Exercer le geste juste, c'est se reprendre avec patience et humilité.
C'est l'égo qui est l'obstacle, qui empèche l'action de l'être.
Dans la répétition, l'égo se lasse et l'action de l'être se libère.
Il y a basculement sur un autre plan de conscience, une conscience sensorielle, corporelle qui permet d'approcher, découvrir celui que je suis déjà au fond de moi.
Ceci n'a rien à voir avec l'agréable ou le désagréable.
C'est le moi qui recherche l'agréable et fuit le désagréable.

Les caractéristiques du geste juste :
  • forme juste : ni crispation, ni dissolution
  • Tenue juste : relié au sol, à la terre et relié au ciel
  • Respiration juste : respiration naturelle, avec l'inspir et l'expir se déroulant d'eux-même, sans forcer
  • Rythme juste
Pour quel geste ? Le geste dans lequel je suis engagé actuellement (pas seulement pour le tir à l'arc, mais aussi quand je me brosse les dents)

Exercices : à partir d'un geste simple (1 - marcher dans la salle puis tourner arrivé face au mur 2 - salut) s'exercer jusqu'à sentir la forme juste, la tenue juste, la respiration juste et le rythme juste.
Pour le rythme : essai d'un rythme rapide, puis lent, puis "son" rythme.
Travail à deux ensuite.

vendredi 18 mars 2011

Le moi et l'être essentiel

Séance du 17 mars 2011.

Enseignement :
Un passage de K G Durckheim sur le fait que le moi s'oppose de manière antagonique aux besoins de l'être essentiel. Le moi veut la permanence, alors que l'être essentiel est dans le mouvement et le devenir...

Pratique :
Leibweg : passe par le contact avec les mains.
Une personne est couchée sur le dos.
Une autre pose ses mains :
- sur une de ses mains : ressentir le contact, le mouvement...
- sur les pieds
- sur le ventre (au niveau du nombril) : ressentir la respiration, l'inspir et l'expir...
- sur le haut de la poitrine
Pratiquer un mouvement avec les mains posées, de l'abdomen jusqu'aux pieds, de la poitrine, des épaules jusqu'aux doigts.
Sentir ce qui a changé chez la personne (pour elle et pour ceux qui ont pratiqué dans la vision qu'ils ont d'elle).

vendredi 4 mars 2011

Discipline, liberté et abandon

Séance du 3 mars 2011
Pas pris de notes ! J'avais oublié mon bloc.
Je vais donc essayer de résumer ce dont je me souviens.
La discipline est importante dans la voie que propose Durckheim.
Pour acquérir le geste juste, il faut pratiquer avec rigueur et discipline (par exemple dans le tir à l'arc).
Les fruits de la méditation, la rencontre avec l'être, ne s'acquièrent qu'avec une pratique régulière, donc, là encore, avec rigueur et discipline.
Pourtant, le geste juste, comme la rencontre avec l'être, demande aussi de s'abandonner. La rigueur et la discipline ne doivent pas devenir rigidité. Elle doivent favoriser cet abandon.
Pour résoudre cette apparente contradiction, il faut revenir à la distinction entre moi et soi. Le moi veut toujours plus de liberté. Et quand il s'engage dans une discipline, c'est pour ses propres raisons, qui peuvent mener à la rigidité. La discipline dont parle Durckheim est celle qui favorise l'essor de l'être. Et dans ce cas, l'abandon au mouvement de l'être n'est plus contradictoire avec la discipline.

Pratique :
Petite balle sous le sacrum, puis debout, sentir ce qui est différent concernant les trois aspects :
- forme
- ???
- respiration