Séance du 25 novembre 2010
Cette fois, Nicolas est parti de cette phrase de Maître Eckart : " En vérité, si tu imagines, dans l'abaissement, la dévotion, les sentiments tendres et les effusions particulières avoir plus de Dieu qu'au coin du feu ou à l'écurie, tu ne fais là pas autrement que si tu prenais Dieu, lui roulais un manteau autour de la tête et le fourrais sous un banc.".
Du point de vue de la forme il a fait le lien avec les sentences déstabilisantes des maîtres zen japonais.
Puis il en est venu à la manière dont Maître Eckart pense un dieu "inconnaissable". Nicolas s'est dit "non croyant" au sens où, Dieu étant inconnaissable, il est hors de toute religion et hors de toute "croyance".
Il a développé ensuite "le chemin d'expérience et d'exercice tracé par Karlfried Dürckheim qui invite, comme le fait Maître Eckhart (que Durckheim considérait comme son maître), à prendre au sérieux l'action ordinaire, simple, quotidienne (cuisiner, aller au garage,...)"
J'ai aimé la formule "exercer l'extraordinaire au coeur du geste ordinaire".
Il a développé toute une réflexion autour de l'action "juste".